J’ai pour la seconde fois assisté à un départ de course, sur l’eau. La première fois, c’était pour Les Sables – Les Açores – Les Sables 2010, et cette fois-ci c’était pour la Route du Rhum 2010, rien que ça. Sympa.
Il est environ 10h30 en ce dimanche 31 octobre 2010, et nous embarquons (le team L’Express Sapmer) sur le semi-rigide de David Sineau. Nous sommes 10 sur le boudin, la poignée des gaz en coin, nous nous rendons sur la zone du départ située en face de la pointe du Groin. Il y a un peu de mer donc ça tape dur : Pierre fait des bons tout en s’accrochant afin d’éviter d’aller à la flotte.

La flotte justement… Il y a un peu de mer donc ça mouille grave : je parle d’embruns jusqu’à la vague qui vient nettoyer le canot à l’intérieur. Ça fait marrer tout le monde, c’est cool. Arrivé sur zone, on sort le casse-croûte (et on sèche accessoirement) :

On apprend durant cette pause que Jean-Pierre Dick claque la sieste avant le départ. Sacré JP et sacré compte twitter très actif durant ces dernières minutes (bravo Anne-Charlotte). Une pause très courte donc car procédure de départ déjà annoncée. Le moteur en route, on observe la procédure de départ c’est à dire la descente des équipages, les sorties en TPS, les ronds dans l’eau des bateaux, tous prêts à en découdre… Et justement, 4 minutes avant le départ, un Groupama 3 déboule devant nous. Gros gros frisson. On se dit qu’il est trop rapide par rapport à la ligne très proche… Grisant, David Sineau met plein gaz et c’est parti : la poursuite infernale. On s’accroche bien, parce qu’un homme à la mer dans ce joyeux bordel, c’est un tartare à l’hélice. Oman Air Majan déboule sur un flotteur, coque centrale presque hors de l’eau : chaud ! « David, tu as Idec derrière, on est dans sa ligne ». David dégage légèrement sur tribord. « David, Idec a changer de traj’, on est toujours dans sa ligne ». On laissera Idec nous passer tribord, magnifique. On appréciera de voir le bonhomme, du moins sa tête légèrement dégarnie, toute petite dans ce géant des mers. Ensuite on fera une pause, en attendant l’arrivée de nos « copains » en Class 40. Ça va moins vite, je peux donc en profiter pour tenter la sortie du mobile, et tenter un tweet (on ne se refait pas).

Il y a un inconvénient avec ce genre de départ sur l’eau : le risque de faire le prochain devant un écran de télévision.