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Notes numériques et véliques

Voile & Stratégie par Eurolarge – Les enjeux à venir

Comment se porte le secteur de la course  au large ? Pour commencer, voici la vision des interlocuteurs de la première partie de cette conférence Voile & Stratégie organisée au Nautic le 07 décembre 2012  par Eurolage Innovation (vidéo en fin d’article) :

  • Gilles Chiori, directeur sportif chez Pen Duick : un secteur mâture et qui se contracte, il va falloir innover malgré le fait qu’il y ai beaucoup d’opportunités
  • Henri Bacchini, vice-président à la Fédération Française de Voile, responsable du secteur habitable (et du calendrier…) : le secteur est dynamique et complexe dans les choix, et note que toutes les classes inflationistes se sont toujours arrêtées (comprendre, à l’inverse de la monotypie)
  • Laurent Lachaux, directeur marketing chez A.S.O.1, nouvel arrivant dans la voile mais avec une vision déjà très pragmatique : la perception de quelque chose d’attractif, mais d’une complexité « effroyable » pour le grand public. Les gens ont besoin de repères simples, d’un spectacle beau, accessible donc et de proche. Très optimiste quand aux possibilités de ce secteur ce Laurent !
  • Manfred Ramspacher, directeur de Sirius Evenements : évoque le passage d’un certain romantisme de l’organisateur à la rationalisation due à la baisse des budgets chez les collectivités. Il reste cependant encore de belles opportunités avec des évènements pourtant historiques qui vivront tant qu’ils seront bien gérés. De nouveaux évènements sont à saluer comme le Sailing Arabian The Tour, adaptation du tour de France à la Voile. Preuve que nos épreuves peuvent rayonner à l’international.

Ce qui m’a marqué dans cette vidéo, c’est que l’on voit immédiatement la différence dans le discours, entre une personne du marketing sportif et une personne de l’organisation sportive de l’évènement. Là où Gilles Chiori parle d’innovation sportive dans l’organisation, un Laurent Lachaux nous parlera des nouveaux médias. C’est le plus a l’aise pour en causer, normal, et ça se voit !

On ne vend plus seulement du rêve, de l’aventure ou de l’extrême, mais d’abord un produit marketing bien ficelé (ça me rappelle un certain Ken Read lors d’une conférence à Lorient où il indiquait ne pas faire de voile mais vendre des shoes). Surtout qu’il y a un vrai savoir faire en France, la preuve avec le public toujours très important par rapport à des évènements similaires (du moins, voile) à l’étranger.

Et en parlant de concurrence, elle est interne. Beaucoup d’évènements, petits et grands (7800 courses, 1400 courses de grade 4, une dizaine de niveau mondial), beaucoup de supports différents et une tranche de temps à se partager assez réduite sur une année. Priorité aux anciennes épreuves indique Henri Bacchini. Quant aux nouvelles venues, il faudra se trouver un créneau… Le paradoxe comme l’indique Manfred, c’est que l’on a besoin de cette exhaustivité, pour détecter des talents, des supports et valoriser ce sport

Surtout que « c’est dans l’intérêt de personne » qu’un évènement puisse marcher sur la tête d’un autre dans une tranche temporelle commune. 2012 fût une année particulière…

Si on résume, les enjeux pour une course au large : un produit marketing (façon XXIème siècle) à présenter aux collectivités, de l’innovation sportive, une bonne médiatisation, de l’interactivité pour desservir une expérience unique et gratuite pour le spectateur. Et une entente cordiale sur le planning :-)

Une phrase de Laurent Lachaux parlant de l’évènement en tant que tel, phrase que j’ai beaucoup aimé : « nous organisateur, on doit le médiatiser, et la médiatisation passe par les hommes ». L’essentiel, toujours l’essentiel.

  1. Amaury Sport Organisation

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