#TFV, pas d’évolutions majeures…

Le tour de France à la voile version ASO a commencé jeudi dernier (l’an dernier, ça comptait pour du beurre on va dire). Sur la plan sportif, il y avait de quoi vite rentrer dans le vif du sujet. Du côté  du dispositif digital, je suis clairement resté sur ma faim…

  • Pas vraiment de teasing en amont de l’évènement sur les réseaux sociaux
  • Même site Internet dont on ne sait pas vraiment si la cible est clairement identifiée : coureurs, public, presse (cohérence de l’arborescence, mise en page, surtout de l’accueil etc.)
  • Suppression de l’application mobile. Si encore le site était « responsive »…

Mais surtout, je m’attendais à ce que ASO utilise le tour de France cycliste pour montrer, valoriser sa version vélique. A minima :

  • Un nouveau site. Une version voile de son site letour.fr aurait surement limité les coûts, indiqué une certaine similitude entre ces deux évènements par exemple
  • Préserver la version mobile. Elle n’était pas forcément excellente, mais permettait de suivre l’actu
  • Une valorisation de cet évènement estival au travers du tour cycliste, qui plus est, planifié sur la même période

Pour ce dernier point, heureusement, il y a Sam Greenfield. Il a fait en une vidéo ce qu’ASO aurait du faire (ou presque).

Le tour est à suivre sur tourvoile.fr pour l’officiel, ainsi que sur un blog autourdutour.fr créé l’an dernier, ouvert à tous les passionnés de cette épreuve qui désirent échanger leurs points de vue, leurs analyses au travers d’articles. L’idée est de créer un espace supplémentaire d’échange, de montrer quel bel évènement français nous avons là :-)

Sinon il y a @tourvoile #TFV et facebook.com/TourDeFranceALaVoile

Les évènements voile au travers de l’INPI

Alex Picot, ex-Chef de projet sur le Tour de Belle-Ile, fondateur d’Ocean Serenity, s’est baladé à l’INPI, du moins dans leur base de données associée aux marques. Il en ressort des informations très intéressantes, surprenantes même, concernant le monde de la voile et de ses grands évènements. Je lui ai demandé s’il pouvait partager ces découvertes, au travers d’un article, et c’est avec plaisir qu’il s’est prêté à l’exercice. Le voici donc.

Dépôt de marque et Evénements voile en France

La base de données des marques de l’INPI (http://bases-marques.inpi.fr/) au delà de son aspect pratique qui permet à quiconque de vérifier qu’une marque n’existe pas déjà, est riche d’enseignement : on y retrouve toutes les marques françaises déposées depuis la création de l’Etablissement National de la Propriété Industrielle en 1951 avec notamment la date de dépôt, les classes (et sous ensembles)  pour lesquelles le produit ou service est déposé (pour info, il existe 34 classes de produits et 11 classes de service dans la classification de Nice), le dépositaire, ainsi qu’un historique des modifications pas toujours évident à comprendre selon si le dépôt initial à été modifié/cédé/complété ou si un nouveau dépôt a été effectué.

S’il n’est pas possible en France de déposer une idée (et donc une idée d’événement), il est logique que les organisateurs de course cherchent à protéger le nom de leur création, notamment quand celui ci est original ou renvoi à un événement très spécifique et identifié comme tel.

Aussi à l’exception de quelques épreuves d’importances secondaires (Grand Prix Guyader, Obelix Trophy par exemple), tous les grands événements voile ont leur nom déposer sous la forme d’une marque à l’INPI au moins pour la classe 41 (services) qui englobe les «  Activités sportives et culturelles » et notamment les  « services de divertissement sous forme de courses nautiques » ; l’ « organisation et conduite d’évènements sportifs, y compris compétitions, démonstrations et courses nautiques » ; et les « services d’informations sur les compétitions, démonstrations et courses nautiques ».

Il m’a semblé intéressant de faire une petite étude factuelle afin de relever quelques infos de cet outil appliqué à un domaine qui nous intéresse, l’événementiel voile.

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L’organisateur a tous les torts

C’est ce qui ressort via les commentaires, d’amateurs éclairés ou non, même de professionnels de la voile, lorsqu’une polémique éclate, qu’il y a un mécontentement, justifié ou non, lors de ce Vendée Globe.

Que l’on puisse être affecté par l’abandon d’un skipper, la décision très dure et difficile à accepter venant d’un jury, je le comprends tout à fait. Moi même je le suis. On peut exprimer son avis mais il faut aussi mesurer ses propos en public non ?

Lire que l’organisation du Vendée Globe fait preuve de lâcheté en supprimant Bernard Stamm de la cartographie suite à son abandon, c’est assez… hallucinant, je trouve.

Cartographie (map) = positionnement des bateaux. Si pas de positionnement (le skipper a abandonné, il n’envoi plus sa position), pas de carto, d’identification sur une map. Cela est relativement simple à comprendre je pense. Ou du moins, on peut communiquer dessus pour la compréhension de tous. Ceci est une autre histoire, c’était mon premier point.

Mon second point, est qu’il est présent sur la cartographie le gars Bernard, dans la liste des skippers, là, à droite. C’est une course, qu’on garde bien cela en tête. Il est indiqué comme hors-course à l’instar de Samantha Davies, Vincent Riou et autres skippers qui ont du abandonné. Ça change quoi de le voir sur la map ? On se focalisera de toute manière plus en avant de la course, et cela évitera qu’un mec qui n’a pas suivi l’abandon, pense qu’il est toujours en course. Bref, on distingue bien ceux en course, tous les participants (abandons inclus). La carto fait son job.

Par ailleurs, il n’y a eu aucun soulèvement concernant la suppression de la carto des précédents abandons il me semble.

Si l’on désire suivre le rapatriement de Bernard Stamm, le travail est de la responsabilité du team  s’il souhaite communiquer dessus, ou non ! Comme l’ont fait Maître Coq, Savéol, Groupe Bel… Comme ne l’ont pas fait Safran ou PRB (ou dans une bien moindre mesure).

Oui mais c’est comme ça, avant de comprendre et tourner n fois sa langue dans sa bouche, on insulte (car c’est facile) l’organisateur, sans qui cette course n’aurait pas été si réussie. Parce qu’elle l’est. Avec ses défauts comme ses qualités. Avec ses joies et ses tristesses.

L’Hydroptère DCNS en une image

C’est assez rare de voir une infographie de données dans le domaine de la voile. Un contenu donc, à valeur ajouté car basé sur le visuel, construit à partir de données. Une certaine tendance depuis quelques années sur le Web.

Il y a un engin fabuleux, étonnant, bref, qui ne manque pas de superlatifs, qui joue avec beaucoup de données : l’Hydroptère. Par conséquent, en voici une belle infographie réalisée par l’agence Fairplay Conseil pour DCNS (cliquez pour agrandir) :

DCNS Hydroptère

 

 

Votre programmation musicale en régate ou croisière

Lors du dernier tour de Belle Ile, une équipière nous avait concocté une jolie programmation musicale. Personnellement, je trouve que pour ce type d’épreuve, une bonne prog est importante :-)

Alors pourquoi pas en construire une ou deux ensemble ? J’ai donc créé deux playlists sur Spotify : une pour le mode croisière, une pour le mode régate. Deux playlists collaboratives ce qui sous-entend que vous pouvez y ajouter les morceaux de votre choix :


Il vous faudra créer un compte Spotify, celui gratuit devrait vous suffire à proposer des morceaux, mais pour les écouter hors-ligne, un compte premium sera nécessaire. Mais au pire cela vous fera tout de même une playlist sympa à écouter en ligne, en plus de la satisfaction d’y participer ;-)

A vous de jouer !

Finalement, c’était une bonne idée…

On se souvient bien je pense, des critiques émises concernant le programme de course au large concernant la fin du premier semestre 2012 : la Solitaire du Figaro, la Volvo Ocean Race, le tour de France à la voile, et bien d’autres. J’étais de ceux qui râlaient car frustré par avance (quelle idiotie) de ne pouvoir suivre tous ces évènements se déroulant presque en même temps. Et bien j’avais tort. Surtout que j’ai suivi une bonne grosse partie de tous ces évènements, et même travaillé et couvert l’un d’eux en partie.

Une des « excuses » avancées par certains organisateurs était la médiatisation importante qui résulterait des Jeux Olympiques, et donc de la non visibilité des évènements voile. Dans ma frustration, je faisais parti de ceux qui pensaient que c’était une mauvaise excuse. J’avais sans doute tort…

Pourquoi ? Parce que je reviens de vacances. Et à voir ma timeline sur Twitter ou mes flux sur Facebook, je n’étais clairement pas le seul, l’activité voile ayant très fortement baissée. Seule la classe Mini résistait face aux JO avec Les Sables – Les Açores – Les Sables et l’infatigable fan @JosRozen :-)

J’ai suivi les JO, via la presse quotidienne papier et télévisée. Très peu via les réseaux sociaux et autres dispositifs numériques. Bah oui, quand on part en vacances, on arrive toujours bizarrement à se retrouver dans un coin mal desservi en 3G (pour ma part, je suis chez SFR en plus, donc réseau tout pourri), et quand bien même, on est en vacances : mon petit plaisir,  lire un quotidien papier au petit déj (tard) ou sur la plage. Apprécier un match de basketball ou handball avec mes potes devant un poste de télévision et autour d’une bonne bière. Bref, nous sommes moins connectés que d’habitude. Et comme les JO occupent une bonne partie de l’espace médiatique traditionnel…

Finalement, c’était une bonne idée de ne pas se retrouver en concurrence avec les JO. J’aurai clairement pas suivi grand chose du monde vélique… et aurai été très… frustré.